Il y a 2 semaines, une amie me demande si je peux/veux l’accompagner faire une partie du chemin de st jacques de Compostelle. Hop je vérifie mes vacances, je vérifie a quoi cela ressemble et c’est parti, j’accepte de venir la rejoindre a PAU le 18 septembre pour 10 jours de marche vers l’Espagne.
Au jour J, je me prépare psychologiquement et physiquement (il pleut…) pour quelques heures de stop entre Barcelone et Pau (oui c est du déjà fait en juillet dernier…) lorsque Jeremie un ami du boulot n’ayant rien a faire ce week end là, craque et m annonce qu il loue une caisse et qu’on part dans l’aprèm ensemble. WoooWooo pas de soucis ! Au programme, passage par les montagnes Catalanes pour rejoindre Andorre ou nous arrivons dans la nuit gelée. Une excellente soupe aux ognons suivis d un très bon lapins mariné accompagné d’un petit vin rouge nous permettra de nous réchauffer dans une auberge bien sympathique !
Apres avoir questionné le serveur, il nous conseille de sortir d’Andorre si nous souhaitons bivouaquer ce soir puisque la police Andorienne est apparemment peu conciliante… Le lendemain, nous négocions 2 téléobjectifs dédouanés pour nos appareils photos respectifs avant de repartir vers Pau ou Jess doit nous rejoindre pour 19h.
Après s’être retrouvé et soupé dans un Bar/Resto tenu par des gens « naturels » selon Jess (comprendre bien froid de prim abord et trés chaleureux ensuite!) nous dormons dans notre premier gîtes de pèlerins avec ce dernier pour nous tout seul !!
Jérem nous avancera un peu en voiture le lendemain sous une fine pluie avant de repartir vers Barcelone (et se paumer…).
Ici commence notre petit périple :
[if !supportLists]-->§ [endif]-->Première étape : Orin/ L’Hopital St-Blaise : nous marchons à peine 4h puisque Jérem nous à fait économiser la moitié de l’étape. Bonne petite mise en jambe à travers champs et forêts. Nous arrivons à L’Hôpital St-Blaise en milieu d’après midi. Le village qui compte 81 habitants possède une église classée au patrimoine mondial de l’Unesco que nous nous empressons de visiter. S’en suit un repas gastronomique à base de soupe de pâtes et coquillettes récupérés dans le distributeur automatique du gîte (on aura même le droit au speech du maire ventant l’utilité d’un tel distributeur mis au service des pèlerins. Il tient à ajouter que ça coûte cher, mais que ça sert et que c’est un investissement (amorti sur 3 siècles) et que il s’implique afin de remplir le plus souvent possible ledit distributeur de bons et utiles aliments – sauf les brownies qui pourrissent là depuis 3 ans). Nous sommes encore seul dans le gîte ce soir se qui permet à Jess de ne déranger personne (sauf moi) quand elle sort des toilettes et actionne le sèche main qui fait un bruit façon ouragan force 6 et qui fait peter les plombs du refuge. Hop l’alarme se met en place et nous empêche de dormir. Merci Jess ! La prochaine fois utilise une serviette !!!! (OK, OK un mec est venu l’éteindre 10 min après…)
[if !supportLists]-->§ [endif]-->Deuxième étape : L’Hopital St-Blaise / Moléon : petite étape tranquille sous les bois à traverser des palombières et à croiser un lama... (il avait un petit air de Kuzco…)! Nous arrivons sans problème à Moléon où nous dormons chez l’habitant. Michèle, qui nous accueille fait d’excellentes piperades et de très bonnes tartes ! Elle excelle également dans le réchauffage de viande au micro-onde !
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[endif]-->Troisième étape : Moléon /
Saint-Just-Ibarre : Nous quittons Moléon par la départementale
comme indique un des itinéraires et coupons par la forêt, comme
indique un second… résultat, on ne sait plus trop où on est,
on perd un peu de temps et de l’énergie… erreur qui
jouera un peu sur le moral en milieu d’après-midi après avoir
traversé des champs, des forêts et des chemins ressemblant plus à
des terrains de cross après une course de 100 tours sous une pluie
battante… (traduire comment traverser 20 cm de boue sur 100m
en 20 min) !
Heureusement le soleil se fait moins timide en milieu de journée ce
qui nous permet de faire un petit pic-nic au milieu des champs,
suivi d’une sieste sous les chaleureux rayons de soleil,
couchés, entourés de bourdonnement d’abeilles…
quoi ?- c’est des mouches attirées par les bouses de
vaches ?- ah ok …
Ce soir, repas en auberge-resto ou Jess à élu domicile. Moi, ma
tente m’attend dans le champ voisin !
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[if !supportLists]-->§
[endif]-->Quatrième étape : Saint-Just-Ibarre /
Saint-Jean-Pied-De-Port : En route pour notre dernière étape
100% française. Le soleil brille, les oiseaux chantent et les
pèlerins pullulent… et oui on vient de doubler nos effectifs
en passant de 2 à 4. C’est en s’arrêtant manger que
l’on réalise que l’on s’approche du croisement
des différents chemins français : sur la terrasse d’un
petit bar, nous venons de rejoindre une 20aine de pèlerins se
côtoyant depuis plus ou moins longtemps. Ils nous dévisagent comme
les amérindiens ont dû dévisager les conquistadors : sont ils
humains ? D’où viennent-t-ils ? Quels sont ces
laines qui les vêtissent :Quechua ? Quézaco ?
Après avoir établi le contact avec ces gens de l’autre monde,
nous apprenons qu’ils se suivent plus ou moins depuis
plusieurs étapes et qu’ils seront tous ce soir à
-Jean-Pied-De-Port. Effectivement, après plusieurs heures/kms/coups
de soleils/ampoules (pour certaine…hihihi) nous arrivons à
la dernière étape Française avant le col de Roncevaux.
L’auberge est beaucoup plus grosse que ce que nous avons vu
jusqu’alors et annonce l’arrivée des gros dortoirs que
je croiserai par la suite !
Jess à fini sa partie, et me quittera le lendemain pour retrouver
sa famille et repartir en voyage dans le Nord-Est (wouuhouuu, Nancy
City !). Pour l’heure, on se fait accueillir comme des
princes à « l’accueil du pèlerin » où nous faisons
tamponner notre crédential (carnet du pèlerin) avant de nous
diriger vers l’auberge où la vigoureuse maîtresse des lieux
(« Jacqueline ? Germaine ? » je ne sais plus
mais elle vaut le détour à elle seule !) nous adresse nos
lits ! Ce soir gros dodo : demain grosse
montée !






Rando 4 jours / 3 nuits en terres Cadi
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